Les enjeux qui font évoluer notre métier

Veolia Transport adapte son activité à l'évolution économique et sociale des villes, à l'augmentation des voyageurs et aux défis environnementaux qui les accompagnent.

Promouvoir des modes de transport compétitifs

Pour cela, nous participons à la réorganisation de la mobilité en conseillant les collectivités pour desservir leurs territoires et pour mieux répondre aux besoins. En ville, l'amélioration du fonctionnement des réseaux de bus, métro et tramway vise à faire du transport collectif une véritable alternative à la voiture particulière. Nos collaborateurs se mettent à l'écoute de nos voyageurs, en participant par exemple aux réunions avec les associations d'habitants. Veolia Transport améliore l'information des clients en temps réel, pour accroître la fluidité et la facilité d'utilisation de ses réseaux. Cela est permis grâce à la maîtrise des interfaces de données entre nos opérateurs, connectés à nos centres d'appels clients, et par le développement de systèmes de paiement souples. À une échelle plus large, nous développons des solutions alternatives au transport routier des marchandises. Ainsi, après l'Allemagne, Veolia Transport développe son activité de fret ferroviaire en France et aux Pays-Bas, une activité qui répond aux attentes des pouvoirs publics et des industriels. En moyenne, un train qui circule évite 40 camions sur la route.

Réduire l'impact des transports sur l'environnement

L'activité de Veolia Transport contribue à limiter les pollutions liées aux déplacements, et à préserver la qualité de notre environnement. La promotion du transport public en ville diminue la pollution atmosphérique et sonore, de même que le transfert modal des marchandises de la route vers le rail contribue à la réduction des gaz à effet de serre, et à la diminution du risque d'accidents de la route. Veolia Transport va plus loin dans sa démarche pour réduire les nuisances à l'environnement. En 2006, cela s'est traduit concrètement par le développement de la construction de dépôts verts (40 % d'énergie économisée en exploitation), et des démarches de préservation des ressources non renouvelables, avec le recyclage des eaux de lavage des véhicules, comme à Rennes (68 % d'économie possible), et surtout l'utilisation de carburants propres.
Aujourd'hui, la quasi-totalité de nos véhicules routiers utilisent du fuel à très basse teneur en soufre (TBTS) et près de 15 % de la flotte de Veolia Transport est dite propre grâce à l'utilisation de biocarburants, de filtres à particules, de Gaz Naturel pour Véhicules (GNV). Enfin, 5 % de nos véhicules sont électriques. Ces démarches nous ont permis de réduire de plus de 20 % les polluants locaux de nos flottes entre 2001 et 2005, et une réduction de 5 % supplémentaires est envisagée d'ici à 2008.

Expression

Stéphane Richard, Directeur Général de Veolia Transport

Deux tendances fortes déterminent l'évolution du métier des transports publics : l'augmentation régulière du nombre des urbains et de la taille des villes ; la lutte contre le changement climatique (...)

Reportage

Contrat de Rouen, France - La gestion du réseau de transport d'une agglomération urbaine

La prise en compte du développement durable est devenue essentielle dans la gestion intégrée des systèmes de transport urbain.

Bonne pratique

L'accessibilité des réseaux de transport aux personnes à mobilité réduite

Selon la loi française du 11 février 2005, les autorités organisatrices des transports ont l'obligation de rendre accessibles tous les réseaux transport aux Personnes à Mobilité Réduite(PMR).

Rendre nos services à la mobilité accessibles à tous

Pour cela, Veolia Transport s'adapte aux contraintes des voyageurs se trouvant dans des zones reculées ou peu denses. Nous apportons des réponses « à la demande » pour des commandes spécifiques de trajets sur réservation et à horaires choisis par le client. Veolia Transport a acquis, fin 2006, SuperShuttle aux États-Unis, une entreprise de transport à la demande mobilisant 1200 véhicules pour transporter huit millions de passagers par an vers 25 aéroports. Veolia Transport organise également des services à la demande pour les Personnes à Mobilité Réduite, avec des véhicules adaptés et des personnels d'accueil et de conduite formés.
En 2006, les services à la demande ont représenté près de 20 % des trajets parcourus par nos services.

Les enjeux du changement climatique pour Veolia Transport

En développant les transports collectifs et alternatifs, nous contribuons à réduire les volumes de véhicules (voitures individuelles, camions) en circulation sur les routes, et donc à diminuer les émissions de GES. Un bus ou un car émet entre 80 et 90 grammes équivalents CO2 par personne et kilomètre parcouru, tandis qu'une voiture particulière en émet le double. Plus de 60 % de nos conducteurs ont été formés à la « conduite professionnelle et de qualité », ce qui permet de réduire de 5 à 20 % la consommation de carburant. L'utilisation sur nos flottes de véhicules électriques et des biocarburants permet de réduire les émissions de GES de l'ordre de 12 à 15 %. Notre étude « éco-efficacité déplacement » appliquée sur 44 % de nos voyages nous a permis de mesurer que nous avions contribué à économiser 2,1 millions de tonnes de CO2, un déplacement en transport collectif générant plus de trois fois moins de CO2 que s'il était réalisé en voiture particulière. Veolia Transport souhaite en outre utiliser les nouveaux mécanismes financiers prévus par le Protocole de Kyoto. Cela faciliterait la mise en oeuvre de projets de transport massif, notamment dans les pays du Sud par l'utilisation des Mécanismes de Développement Propres. Veolia Transport est favorable à l'utilisation du système d'échange de quotas de CO2 pour le secteur des transports au niveau national.

Le marché mondial des transports

Le transport public de voyageurs représente un marché de 460 Mds €, dont 15 % ouverts à la concurrence. C'est un marché en forte croissance : en 2016, il représentera 750 Mds €, dont 30 % accessibles. Les grands moteurs de la croissance de ce marché sont l'accroissement de la mobilité et des échanges; l'explosion de la concentration urbaine mondiale ; la prise en compte de l'impact environnemental des transports ; les priorités données par les pouvoirs publics et les collectivités au transport public et enfin la libéralisation progressive de ces marchés. En Europe, l'ouverture des marchés routier et ferroviaire (notamment au Royaume-Uni), la croissance des échanges engendrée par l'élargissement de l'Union Européenne et le souséquipement des PECO (Pays d'Europe centrale et orientale) en infrastructures de transport, ouvrent de larges perspectives de développement. En Amérique du Nord, la forte croissance du marché est liée aux progrès de la contractualisation et à l'intérêt suscité par le modèle de délégationG à la française et par la compétence ferroviaire des opérateurs européens, les villes s'équipant en modes de transport lourd. En Asie, les marchés ouverts récemment connaissent un très fort développement, de nombreux pays sous-équipés lançant des programmes d'investissement ambitieux, notamment dans le rail. Peu d'acteurs internationaux sont présents sur ces marchés à ce jour et disposent d'une capacité d'adapatation des moyens déployés aux besoins locaux. Enfin, le marché du transport maritime de masse est, en Europe, un domaine en expansion, qui représente 15Mds€.

Indicateurs GRI clés correspondants