Lutter contre le changement climatique

L'augmentation des émissions anthropiques de Gaz à Effet de Serre (GES) est responsable du réchauffement climatique observé depuis plusieurs années. Les scientifiques s'accordent aujourd'hui pour affirmer la prépondérance du rôle des activités humaines dans ce phénomène.

Veolia Environnement émet des GES à travers la gestion de ses activités pour le compte de ses clients, mais contribue également à la lutte contre le changement climatique grâce à un effort de diminution globale des GES.

Photo - Monorail de Sydney, Australie

Monorail de Sydney, Australie

Le Groupe génère des émissions directes de GES

Veolia Environnement génère des émissions directes qui correspondent aux émissions des véhicules, procédés, installations ou équipements gérés par le Groupe. Les gaz concernés sont principalement le CO2 émis par l'ensemble des installations de combustion, l'incinération de la part fossile des déchets et la combustion de carburant par les sources mobiles et le 1 CH4 provenant des émissions de biogaz des centres de stockage de déchets.

Veolia Énergie (Dalkia), en transformant de l'énergie primaire fossile (à partir de gaz, charbon ou fuel) en énergie thermique et électrique, émet 57 % du total des émissions directes de GES du Groupe.

Veolia Propreté, en assurant la gestion des déchets de la collecte jusqu'à la valorisation, contribue à 37,5 % des émissions directes de GES du Groupe.

Veolia Transport, en assurant le transport collectif par bus ou autocars, émet 5 % des émissions directes de GES du Groupe.

Veolia Eau est le plus faible émetteur d'émissions directes, en contribuant à 0,5 % des émissions directes de GES du Groupe.

Graphique-Émissions directes et indirectes (électricité) de GESTotales 2006 (millions de tonnes éq. CO2)

Émissions directes et indirectes (électricité) de GESTotales 2006 (millions de tonnes éq. CO2)

Le Groupe génère des émissions indirectes de CO2 liées à la consommation d'électricité

En 2006, Veolia Environnement a consommé 7,04 millions de MWh d'électricité principalement sur ses usines de production d'eau potable ou d'assainissement et pour la traction électrique des trains qu'il exploite.

Cette électricité provient de différentes sources primaires (nucléaire, fossile, hydraulique, énergies renouvelables ou alternatives) et se traduit par des émissions indirectes de GES de 3,03 millions de tonnes de CO2, ce qui représente 8 % des émissions de GES totales du Groupe.

Veolia Eau contribue à 70% des émissions indirectes liées à la consommation d'électricité du Groupe, Veolia Transport 12 %, Veolia Énergie (Dalkia) 9 % et Veolia Propreté 9 %.

Le total des émissions de GES de Veolia Environnement s'élève en 2006 à 39,5 millions de tonnes éq. CO2 (dont 36,5 millions de tonnes éq. CO2 pour les émissions directes et 3 millions de tonnes de CO2 pour les émissions indirectes liées à la consommation d'électricité).

En 2005, les émissions de GES (directes et indirectes) totales du Groupe s'élevaient à 36,5 millions de tonnes éq. CO2. L'augmentation des émissions du Groupe en 2006 est principalement due à l'augmentation du périmètre du Groupe et à de nouvelles installations fonctionnant au charbon, les deux phénomènes étant fortement connectés.

Contribution de Veolia Environnement à la diminution globale des GES

Veolia Environnement contribue à une diminution globale des émissions de GES, d'une part, en réduisant ses émissions directes ou indirectes et, d'autre part, en évitant des émissions qu'un tiers n'émet pas grâce à une activité du Groupe (substitution d'une énergie fossile par une énergie alternative).

Contribution de Veolia Eau

Veolia Eau dispose de leviers d'action limités pour réduire ses émissions directes de GES dans la mesure où les activités qu'elle exerce sont très peu émettrices.
En revanche, Veolia Eau consomme de l'électricité et de la chaleur pour traiter l'eau et les sous-produits du traitement. Sa contribution à la diminution globale des émissions de GES est donc mécaniquement liée à l'optimisation de ses procédés de traitement ainsi qu'à la récupération et à la valorisation de l'énergie renouvelable comme celle contenue dans le biogaz issu de la digestion des boues. Une partie de ce biogaz est réutilisée sur site dans le procédé de traitement sous forme de chaleur tandis que la partie résiduelle peut être cédée (sous forme de chaleur ou d'électricité) à un tiers en lui évitant ainsi des émissions de CO2.

En 2006, Veolia Eau a évité environ 0,04 million de tonnes de CO2 par la vente d'énergie produite à partir de biogaz et revendue à des tiers ce qui porte à 0,5 % la contribution de Veolia Eau à la diminution globale de GES du Groupe.

Graphique- Réduction globale des émissions de CO2 (millions de tonnes)

Réduction globale des émissions de CO2 (millions de tonnes)

Contribution de Veolia Énergie (Dalkia)

Afin de démontrer sa participation active à la réduction des émissions de GES, Veolia Énergie (Dalkia) a élaboré un nouvel indicateur quantifiant la réduction globale des émissions de CO2 sur l'ensemble des activités sur lesquelles est gérée la consommation d'énergie primaire.

Ce nouvel indicateur traduit en tonnes de CO2 les économies d'énergie primaire engendrées par Veolia Énergie (Dalkia) à l'occasion de :

  • la production combinée de chaleur et d'électricité (cogénération) ;
  • la fourniture de services énergétiques alliant choix du combustible, performance de l'outil de production avec gestion de l'usage (maîtrise intégrée de l'énergie) ;
  • la bonne utilisation de l'outil de production (efficacité énergétique) ;
  • le recours aux énergies renouvelables et alternatives pour assurer une partie des besoins (EnR et alternatives).

Les économies d'énergie primaire sont obtenues par l'application de la directive 2004/8/CE concernant la promotion de la cogénération, des règles en usage dans la profession pour ce qui est de l'efficacité énergétique et la maîtrise intégrée de l'énergie, et de l'analyse des mix énergétiques sur les zones géographiques où sont utilisées les énergies renouvelables et alternatives. La réduction globale des émissions de CO2 par Veolia Énergie passe de 3,98 à 4,21 millions de tonnes en appliquant la nouvelle méthodologie aussi bien aux données 2005 qu'à celles de 2006. Cette augmentation est due principalement à l'augmentation de la consommation des énergies renouvelables (notamment la biomasse) et au développement de l'offre en matière de maîtrise intégrée de l'énergie et cela malgré l'augmentation du périmètre de Veolia Énergie et de la part du charbon dans le mix énergétique.

En 2006, les économies d'énergie primaire engendrées par Veolia Énergie se traduisent par une réduction de 4,2 millions de tonnes de CO2 ce qui porte à 47 % la contribution de Veolia Énergie à la diminution globale de GES du Groupe.

Contribution de Veolia Transport

Veolia Transport réduit les émissions de GES par la diminution des consommations de carburants et l'utilisation de biocarburants.

Cette réduction n'est pas quantifiée aujourd'hui sur le périmètre des activités de Veolia Transport. On estime, cependant, que la formation des conducteurs à la conduite environnementale permet de réduire entre 5 et 20 % la consommation de carburant.

Veolia Transport a développé une nouvelle vision du transport en commun en estimant la quantité de CO2 évitée par les voyageurs transportés quotidiennement sur les territoires desservis : «l'éco efficacité déplacement», en évaluant ce que ces mêmes voyages réalisés en voiture particulière auraient émis.

En 2006, «l'éco efficacité déplacement» a été calculée sur un périmètre restreint de réseaux urbains (de plus de 100 000 habitants) et interurbains pour lesquels les données et la distance moyenne parcourue par voyageur ont été fiabilisées. Ce périmètre correspond à 44 % des voyageurs de Veolia Transport et 17 % des kilomètres (hors fret) parcourus en 2006.

Ainsi, sur le périmètre retenu en 2006, Veolia Transport a évité 2,1 millions de tonnes de CO2 en transportant quotidiennement les voyageurs, ce qui porte à 24%la contribution de Veolia Transport à la diminution globale de GES du Groupe.

Les perspectives de Veolia Transport sont d'étendre ce périmètre de référence aux réseaux urbains des villes de moins de 100 000 habitants ainsi qu'aux réseaux interurbains pour lesquels un modèle devrait permettre d'évaluer les variables clés et notamment la distance moyenne parcourue par passager.

Graphique-Diminution globale des GES par division en 2006 (millions de tonnes de CO2)

Diminution globale des GES par division en 2006 (millions de tonnes de CO2)

Contribution de Veolia Propreté

Veolia Propreté, par son activité de gestion des déchets de la collecte jusqu'à la valorisation, permet de récupérer de la matière et de l'énergie. Le recyclage des matières premières et la valorisation énergétique évitent l'utilisation de combustibles fossiles. Des émissions de GES associées à ces consommations sont ainsi évitées.

Des émissions sont également évitées grâce à l'activité de recyclage de déchets de Veolia Propreté. Ces émissions ne sont pas comptabilisées aujourd'hui car il n'existe pas de facteur d'émission global permettant de les quantifier au plan mondial.

En 2006, Veolia Propreté a vendu 2 425 GWh d'énergie thermique et 3 539 GWh d'électricité, issue des incinérateurs équipés de systèmes de valorisation énergétique. De même, le biogaz capté dans les centres de stockage peut être utilisé comme source de combustible et permet d'éviter les émissions liées à la consommation de combustibles fossiles. En 2006, Veolia Propreté a vendu 693 GWh d'électricité et 73 GWh d'énergie thermique issue du biogaz des CSD.

En 2006, Veolia Propreté a évité 2,55 millions de tonnes de CO2 de par sa production d'énergie à partir du biogaz des centres de stockage et de la chaleur des incinérateurs, ce qui porte à 29 % la contribution de Veolia Propreté à la diminution globale de GES du Groupe.

Cette contribution a augmenté de 2,28 à 2,55 millions de tonnes de CO2 entre 2005 et 2006.

Impact sur le changement climatique

Le ratio «diminution globale de GES sur les émissions de GES totales» peut être construit en regroupant les contributions des émissions de GES de chaque division.

En 2005, les technologies et l'expertise de Veolia Environnement ont permis une diminution globale des émissions de 8,3 millions de tonnes de CO2. En 2006, l'effort supplémentaire réalisé par Veolia Environnement a permis une diminution globale plus importante de 8,9 millions de tonnes de CO2.

La diminution globale des GES du Groupe représente environ 24 % des émissions de GES totales du Groupe. Le ratio «diminution globale des GES sur les émissions de GES totales» reste stable entre 2005 et 2006 en passant de 23,7 % à 23,5 % malgré la croissance des activités du Groupe (augmentation de 13 % du chiffre d'affaires).

Dans cette continuité, Veolia Environnement va poursuivre ses efforts pour augmenter la diminution globale des GES à travers les leviers d'actions possibles au sein de chaque division.

Constats d'ERNST & YOUNG sur la contribution du groupe à la diminution globale des émissions de gaz à effet de serre (GES)

  • La présentation de la contribution à la diminution globale des GES est innovante au regard des pratiques de reporting des principales sociétés de services à l'environnement.
  • Cette contribution concerne de manière transverse les quatre Divisions (Eau, Energie, Propreté, Transport).
  • Cette contribution augmente dans les mêmes proportions que les émissions totales.
  • Les méthodologies et le périmètre d'application doivent être stabilisés, en s'assurant de la cohérence entre Divisions ainsi qu'avec les autres indicateurs environnement.
  • Le pilotage de cette contribution pourrait être intégré dans le Système de Management Environnemental, en s'appuyant sur des indicateurs opérationnels, notamment la part d'énergie renouvelable ou alternative et le taux d'occupation des transports en commun.

Schéma de notre impact sur le changement climatique

Schéma impact changement climatique

1 Indicateur en construction. Pour Veolia Transport, une mise en cohérence des émissions directes et indirectes sur le périmètre correspondant pour le calcul du ratio.

Nos actions pour diminuer les émissions de GES en 2007

Veolia Eau poursuit ses efforts sur les axes suivants :

  • optimisation énergétique des procédés existants ;
  • systématisation de la récupération du biogaz par la digestion des boues lorsqu'elle est techniquement et économiquement possible ;
  • utilisation accrue des énergies renouvelables ;
  • substitution de la flotte de véhicules par des véhicules «plus propres» ;
  • développement des achats d'électricité sous certificats verts.

Veolia Transport poursuit son engagement sur les trois axes suivants:

  • promotion ou utilisation de biocarburants ;
  • création et déploiement d'outils d'aide à la conduite ;
  • développement de l'innovation et des actions commerciales pour accroître l'attractivité des transports en commun ;
  • optimisation des systèmes de transports gérés.

Veolia Énergie a engagé des actions sur:

  • le développement du recours aux énergies renouvelablesG et notamment en matière de biomasse (gisement forestier immédiat et biomasse agricole) ;
  • le développement de la prise en compte de l'efficacité énergétique dans les nouveaux contrats ;
  • l'évolution de l'offre contractuelle en vue d'intégrer la maîtrise de la demande énergétique.

Veolia Propreté poursuit ses efforts sur :

Notre contribution à la production d'énergies renouvelables et alternatives

Inépuisables et respectueuses de l'environnement, les énergies renouvelables et alternatives contribuent tout particulièrement au développement énergétique durable. Elles n'émettent pas de GES et devraient dans les prochaines années jouer un rôle majeur dans la diversification énergétique. Veolia Environnement s'est engagé dans leur développement.

Veolia Énergie (Dalkia) a entrepris en 2006 une démarche volontaire de promotion et d'investissement sur des énergies renouvelables et notamment sur la biomasse. En 2006, Veolia Énergie (Dalkia) gère 182 installations fonctionnant avec des énergies renouvelables et alternatives représentant une puissance de plus de 1 500MW. Parmi ces installations, 94 utilisent du bois comme combustible pour une puissance de 430 MW.
En 2007, l'effort va se poursuivre par plus d'investissements dans les énergies renouvelables.

Veolia Propreté produit de l'énergie thermique et électrique à partir de la combustion des déchets et du biogaz issu des centres de stockage. Cette énergie est soit autoconsommée pour les propres besoins de la division, soit revendue à un tiers.
Par ailleurs, Veolia Propreté est présent sur les nouvelles filières de bioénergies et notamment l'exploitation de la biomasse et participe directement aux programmes gouvernementaux français pour la production de biogaz et de biocarburants.

Veolia Eau produit aussi de l'énergie renouvelable à partir du biogaz issu de la digestion des boues et à partir de microturbines.

En 2006, Veolia Environnement a produit 11,9 millions de MWh d'énergies renouvelables et alternatives pour une consommation totale d'énergie de 110,7 millions de MWh ce qui amène le taux de couverture de la consommation énergétique de Veolia Environnement par la production d'énergies renouvelables et alternatives à 11 %.

Le Groupe inscrit ses projets dans le contexte créé par le protocole de Kyoto

Veolia Propreté participe à la réduction des émissions de GES avec des projets MDPG (Mécanisme de Développement Propre) au Brésil et en Égypte pour des systèmes de captage et valorisation de biogaz.
Le total des réductions d'émissions potentielles sur la durée de vie des projets (10 ans) est de 4,4 millions de tonnes éq. CO2.
En outre, en Australie dans le cadre du Natural Recovery Systems Project à Dandenong (État de Victoria), Veolia Propreté vend des crédits à BP résultant de l'économie d'environ 15000 tonnes de CO2 par an grâce à la réorientation des déchets habituellement mis en centres de stockage vers une installation de compostage.

En matière de changement climatique, Veolia Transport suit attentivement les nouveaux marchés carbone au niveau européen et international (États-Unis) et souhaite utiliser les nouveaux mécanismes financiers prévus par le Protocole de Kyoto pour faciliter la mise en oeuvre de projets de transport massif comme dans le cas du premier MDP enregistré par le conseil exécutif du MDP le 7 décembre 2006 pour un Bus à Haut Niveau de Service (ou BRT Bus Rapid Transit) à Bogota.

Par ailleurs, Veolia Environnement a été actif en 2006 pour faire des propositions concrètes lors du lancement en France des projets domestiques qui consistent à pouvoir créditer des réductions d'émissions obtenues dans le cadre de projets développés par des acteurs nationaux sur des émissions diffuses.

Indicateurs GRI clés correspondants