Préserver les ressources en eau
Rationaliser les prélèvements
La lutte contre les gaspillages peut passer par des solutions techniques, en améliorant le rendement des réseaux d'eau potable et la consommation d'eau des installations. Veolia Eau met en oeuvre une démarche d'amélioration continue sur ces deux éléments.
En ce qui concerne les consommateurs, des solutions pédagogiques de sensibilisation et d'éducation encouragent la rationalisation des usages et les économies d'eau dans les régions où des tensions sur la ressource existent.
Développer les ressources alternatives
Pour limiter la pression sur la ressource, Veolia Water concentre ses efforts sur le développement de ressources alternatives
Recyclage
Le recyclage (re-use) des eaux usées permet de maximiser l'usage de l'eau prélevée avant son retour au milieu naturel, créant un effet de levier entre le volume d'eau prélevé et le volume d'eau utilisé. Elle peut être employée à un usage industriel (eau de process, de refroidissement, etc.), agricole (irrigation de cultures, de golfs, d'espaces verts), voire à certains usages domestiques ne nécessitant pas une eau potable.
C'est le cas par exemple à Adélaïde, en Australie, où la station d'épuration de Bolivar, gérée par Veolia Eau, permet de retraiter 43000 m3 d'eaux usées par jour et d'irriguer des plantations horticoles, de recharger la nappe en hiver et de fournir de l'eau non potable à des fins domestiques dans une zone résidentielle. Veolia Eau recycle ainsi 3 millions de m3 par jour (soit 20 % du marché mondial actuel).
Ces solutions de re-use exigent un contrôle rigoureux sur le plan technique afin d'éviter tout risque sanitaire.
Elles nécessitent également d'abaisser les barrières psychologiques et culturelles qui limitent encore son utilisation.
Dessalement
L'eau de mer représente 97,5 % des réserves d'eau de la planète.
Le dessalement permet d'augmenter considérablement la ressource en eau disponible et de fournir une solution en cas de sécheresse ou de pénurie. Il réduit également la dépendance en eau envers d'autres régions, en évitant les importations d'eau et les transferts sur de longues distances.
Veolia Eau développe deux grands types de procédés pour dessaler l'eau de mer.
Le dessalement thermique, qui est le plus ancien, consiste à séparer le sel de l'eau par évaporation dans un système de distillation.
La distillation consiste à reproduire artificiellement les phénomènes naturels d'évaporation et de condensation sous forme de pluie.
Le dessalement par osmose inverse, plus récent, consiste à retenir sels,bactéries et particules dans des membranes et permet d'obtenir une eau très pure. Dans tous les cas, Veolia Environnement travaille à l'amélioration continue de l'efficacité énergétique du process et de la gestion du concentrat salin afin de mieux maîtriser l'impact environnemental et les coûts de production. L'extension de ces techniques à des situations moins extrêmes que celles dans lesquelles elles trouvent leur origine (pays riches, disposant d'une énergie abondante et peu chère, soumis à un stress hydrique très intense) nécessite un travail continu d'abaissement des coûts des procédés et, en particulier, de leur intensité énergétique.
Recharge de nappe
Les techniques de recharge de nappe permettent, en réalimentant artificiellement ces dernières, de les préserver.
Elles utilisent les fonctions naturelles du sol : sa capacité de filtration et de stockage. Dans le cas des nappes côtières, la recharge évite également la pénétration d'eau de mer et leur salinisation. Recharger artificiellement les nappes permet de les rendre plus productives, de faire face aux déficits chroniques ou saisonniers et de limiter les importations d'eau venant d'autres bassins d'approvisionnement.
À titre d'illustration, le service d'eau de Berlin, géré par Veolia Eau, repose largement sur le principe de filtration sur berges.