Anticiper et maîtriser les risques

La Direction des Risques pilote un dispositif de gestion coordonné qui permet d'anticiper les risques, de les analyser, et de définir des plans d'action appropriés.

En 2006, Veolia Environnement a atteint deux objectifs essentiels : réaliser une cartographie des risques majeurs du Groupe et se conformer aux exigences de la loi Sarbanes-Oxley.

La cartographie des risques

Le système de gestion coordonné permet à Veolia Environnement d'intégrer l'anticipation des risques dans son processus de développement. À cet égard, un objectif essentiel de l'année 2006 était la réalisation d'une cartographie des risques majeurs du Groupe. Celle-ci a été élaborée sur la base de près de 150 entretiens auprès de cadres dirigeants du Groupe. Cette évaluation a été établie selon une méthodologie homogène visant à analyser le risque brut, les niveaux de contrôle en place et le rique résiduel.

Les principaux enjeux sont identifiés dans le tableau ci-après : « Risques majeurs ressortant de la cartographie des risques Groupe ».

Une fois ces risques hiérarchisés et analysés, des plans d'action pilotes ont été élaborés et sont déployés en 2007 en coordination avec les Comités des risques de chaque division et de Veolia Environnement.
Cette démarche a permis en outre de mieux gérer les risques transversaux et de mettre en commun au sein du Groupe les expériences et les meilleures pratiques en vigueur.

Bonne pratique

Anticipation sur une pandémie grippale

Face à la menace d'une pandémie de grippe aviaire, Veolia Environnement se prépare afin d'assurer à ses clients la continuité de ses services et de protéger ses salariés partout dans le monde.

La mise en conformité avec la loi Sarbanes-Oxley

L'anticipation des risques passe également par la mise en place de règles de conduite, notamment en matière de publication financière et de contrôle interne. Veolia Environnement est soumis à la loi Sarbanes-Oxley du fait de sa cotation au New York Stock Exchange. En vertu de cette loi, une certification sur l'efficacité du contrôle interne doit être produite chaque année, signée par le Président-Directeur Général et le Directeur financier. Les commissaires aux comptes doivent en outre produire une attestation sur la fiabilité de la certification du management et sur la qualité du contrôle interne.

Une démarche structurée de renforcement et d'évaluation du contrôle interne a été mise en place dans ce cadre, ainsi qu'un dispositif d'audit interne adapté à la diversité des activités, des contrats et des organisations internes au Groupe, ainsi qu'à la croissance de celui-ci.La formalisation des processus de contrôle interne a été confiée à la Direction du contrôle interne, créée en 2004 au sein de la Direction financière, qui a assuré la conception et le déploiement des procédures. Cette fonction a été déclinée dans les divisions et les unités opérationnelles.

Cette démarche centralisée s'est articulée avec l'association du plus grand nombre possible de collaborateurs au sein des filiales, afin de diffuser les règles du Groupe et d'assurer la pérennité des procédures. La Direction de l'audit a déployé près de 20 000 questionnaires accompagnés de tests dans plus de 400 entités, les unités opérationnelles, les divisions et le siège, représentant près de 75 % des comptes consolidés du Groupe.

Au total, trois évaluations ont été réalisées selon ces principes depuis 2004, impliquant la participation active d'environ 1 000 personnes. C'est sur la base de cette information que l'évaluation du contrôle interne au niveau Groupe a été produite. Chaque fois, les faiblesses identifiées ont fait l'objet de plans d'action suivis par les divisions et le siège. Cette démarche a fait l'objet d'échanges réguliers et approfondis avec les commissaires aux comptes et le Comité des comptes et de l'audit du Conseil d'Administration.

Au-delà de la mise en conformité légale, cet exercice a permis de déployer des plans d'amélioration permanente du contrôle interne et d'inscrire celui-ci profondément et durablement dans nos modes de gestion.

Risques majeurs ressortant de la cartographie des risques Groupe

Enjeu

Objectif de management

Plans d'action

Maîtriser notre
développement

Objectif : sélectionner avec attention les contrats et marchés sur lesquels le Groupe souhaite se développer
Facteurs :

  • La dynamique du marché
  • L'intégration des nouveaux contrats dans les procédures et pratiques du Groupe
  • Création de Comités d'engagement
  • Renforcement des règles d'engagement

Maintenir nos avantages compétitifs

Objectif : renforcer les atouts du Groupe :

  • son expertise technique, issue de l'expérience de ses équipes et de la force de sa recherche et développement ;
  • le sens du service de ses opérationnels ;
  • son expertise juridique, financière et en matière de relations sociales.
  • Création d'un Comité stratégique du Conseil d'Administration pour la recherche et développement et le développement durable
  • Actions de gestion des connaissances (knowledge management) pour partager les expertises développées au sein du Groupe

Garantir l'efficacité de notre contrôle interne

Objectif : maintenir l'équilibre entre :

  • la décentralisation nécessaire à nos activités de service ;
  • le meilleur contrôle opérationnel et financier ;
  • la diffusion des expertises et bonnes pratiques.
  • Refonte du système de reporting financier
  • Déploiement de règles et outils uniformes dans les domaines financiers et les ressources humaines
  • Renforcement des programmes de formation

Anticiper et gérer les risques environnementaux et sanitaires

Objectif : donner toutes les garanties professionnelles sur :

  • la qualité des produits distribués et des services offerts ;
  • le respect des normes environnementales et de sécurité.

Système de Management Environnemental (« SME»)

Il repose sur quatre étapes :

  • analyse des impacts environnementaux ;
  • détermination des objectifs et des plans d'action ;
  • déploiement des actions ;
  • réalisation d'audits environnementaux.

Indicateurs GRI clés correspondants