Bonne pratique

Dalkia au pays du chaud froid

Implantée en Chine depuis 2003, Veolia Energie-Dalkia poursuit son développement dans un pays qui cherche à réduire la pollution atmosphérique de ses grandes villes ainsi que sa facture énergétique.

Veolia Energie-Dalkia a déjà fait du chemin en Chine depuis son implantation en 2003, quand ce pays a ouvert l'activité d'exploitant énergétique aux sociétés étrangères.

Entamée avec l'exploitation du réseau de climatisation du plus grand campus universitaire du monde, à Canton, sa présence s'est trouvée ensuite renforcée par la construction et l'exploitation de la centrale énergétique d'un vaste programme immobilier à Chongqing, deux belles réalisations qui lui ont donné l'occasion de démontrer son savoir-faire.

Coup double pour Veolia Energie-Dalkia en Chine

Deux réseaux de chaleur sont venus s'y ajouter au mois de mai, affirmant encore le développement de Veolia Energie-Dalkia. Le premier réseau remporté concerne Jiamusi, ville de 2,5 millions d'habitants située à l'extrême est du pays (province du Heilongjiang). Le contrat, remporté au travers de la filiale chinoise Dalkia Urban Heating, prévoit l'exploitation et le développement pendant 2 ans d'un réseau alimentant aujourd'hui 250 000 habitants ainsi que des commerces et des bâtiments municipaux, soit une surface totale de 5,5 millions de m2. À l'horizon 2020, cette surface devrait être pratiquement triplée par un réseau qui, entre temps, aura bénéficié de travaux d'extension et de modernisation, ainsi que d'améliorations de ses systèmes d'exploitation. À travers ce contrat, plus de 600 salariés rejoindront également les équipes de Veolia Energie-Dalkia.

Pratiquement dans la foulée, Veolia Energie-Dalkia pouvait annoncer la conquête d'un deuxième réseau de chaleur à Harbin, capitale de cette même province à laquelle appartient Jiamusi. Harbin, c'est 9,5 millions d'habitants dont 4,6 millions concentrés dans le centre-ville. C'est aussi un réseau de chaleur dont Veolia Energie-Dalkia reprend le projet de construction et l'exploitation à travers une prise de participation majoritaire dans la société YangGuang (112 salariés).

Le climat subtropical de la Chine méridionale contraste avec celui très froid en hiver des provinces du Nord.

 Tout s'oppose alors, modes de vie et cultures. Les préoccupations diffèrent : face aux réseaux urbains de chaleur au Nord, ce sont ceux de la climatisation qui s'imposent au Sud. Comme au Campus de Canton, où vivent quelque 170 000 étudiants. Il s'agit, alors, de refroidir les 3,5millions de m2 de bâtiments universitaires que Dalkia a pris en charge en février 2006.

Priorité à la modernisation des réseaux de chaleur.

La diminution très sensible du nombre de chaufferies individuelles fonctionnant au charbon doit être constatée au plus tard pour 2010, et les émissions de SO2 (dioxyde de soufre) être divisées par deux. Un objectif très ambitieux, synonyme d'investissements très lourds.

Opérationnel dès l'automne 2007, ce réseau doit fournir, à terme, en chauffage plus de 17millions de m2 de bâtiments sur une zone de 52 km2. Sa modernisation prévoit la suppression de quantité de chaufferies indépendantes et de cheminées, l'optimisation du fonctionnement des centrales à charbon et, enfin, l'adjonction d'une centrale de cogénération.

« La crédibilité se gagne au fil du temps »

Bruno de Pellegars-Malhortie, directeur du développement durable

Deux personnes dans les années 2003- 2004, 900 collaborateurs aujourd'hui: la présence de Veolia Energie-Dalkia en Chine a fait un bond spectaculaire grâce à l'obtention des deux réseaux de chaleur de Jiamusi et Harbin. Il suffisait d'être patient, si l'on en croit Bruno de Pellegars-Malhortie, directeur du développement de Veolia Energie-Dalkia, pour qui, en effet, «la Chine est un pays où la crédibilité se gagne au fil du temps, où, pour devenir "éligible" il faut prouver son envie de rester, sa capacité à travailler sur le long terme.

Pour cela, nous disposions de plusieurs atouts : notre appartenance à un groupe international mondialement connu; la présence déjà établie en Chine de Veolia Eau et de Veolia Propreté ; nos propres réalisations en Chine, à Singapour et à Kuala Lumpur, en Malaisie, qui nous ont donné une certaine notoriété régionale, quand bien même il s'agissait de production de froid; et puis, bien sûr, les réponses que nous apportons aux problèmes qui se posent actuellement à la société chinoise en termes d'efficience énergétique, de lutte contre la pollution et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le taux de croissance du marché chinois et le développement des villes génèrent des besoins importants de réseaux centralisés tant de chaleur dans les régions du Nord-Est que de froid dans les villes du Sud, c'est pourquoi je suis persuadé que ces deux contrats en appelleront d'autres. La seule limitation à notre croissance est notre capacité à former du personnel à nos méthodes, point sur lequel nous nous sommes, en effet, engagés.

Il conviendra d'être très prudent dans ce domaine car nous savons que nous serons jugés sur notre capacité à bien performer. Les premiers contrats sont importants, il ne faut pas se tromper.»